Atelier Dubrunfaut

"En art, il n’y a pas une voix, mais des voies, des chemins multiples,
à l’image des hommes et de leurs besoins, toujours mouvants, toujours changeants,
comme la vie qui les fait naître, se développer et mourir."

— Edmond Dubrunfaut, L’avenir culturel de la Communauté Française, 1979.

E. Dubrunfaut dans l’atelier, © JP Van den waeyenberg

Edmond Dubrunfaut, mort à Furnes le 13 juillet 2007. Fondateur, en 1947, du Centre de rénovation de la tapisserie de Tournai puis de Forces murales et, en 1968, du groupe Cuesmes 68. Auteur de plus de douze mille mètres carrés d’interventions murales et de plus de cinq cents mètres carrés de tapisseries. Infatigable dessinateur Edmond Dubrunfaut était un grand humaniste engagé dans la voie du réalisme et la défense de la synthèse des arts.

Edmond Dubrunfaut est né à Denain, en France, le 21 avril 1920. Sa famille s’installe ensuite à Calonne, près d’Antoing, dans le « Pays blanc ». Son père et son oncle travaillent dans les cimenteries, là où la poussière blanche recouvre tout. Beaucoup plus tard, en 1972, Edmond Dubrunfaut voudra rendre hommage à ces travailleurs de la chaux, en introduisant l’art dans les usines Cimescaut. Tapisserie et peintures occupent les murs des bâtiments administratifs et d’un réfectoire transformé en bureaux. Les thèmes retenus ne se limitent pas à la reproduction de l’activité ouvrière mais proposent aussi une échappée sur les moments de détente et de loisirs. De fait, cette première incursion artistique en forme d’hommage au milieu de travail de ses parents regroupe toutes les préoccupations et tous les engagements de l’artiste.
Son père et son oncle étaient actifs dans la défense des droits des travailleurs et le jeune Edmond a appris, dès l’enfance, la nécessité de la lutte active dans tous les domaines. Très jeune aussi, il a été confronté à la souffrance, celle de la perte de sa mère alors qu’il n’avait que quatre ans. La tendresse attentive de sa tante ne remplacera guère l’absente et cette blessure le poursuivra toute sa vie. Elle permet de comprendre la tristesse qui, souvent, noie le regard de nombre de ses personnages. Dans un milieu d’hommes, d’ouvriers absorbés par des tâches rudes, le manque maternel influencera le caractère du peintre. Sans doute cela explique-t-il cette sensibilité qui s’exprimera par l’art tout en étant portée par un militantisme particulièrement actif.

E. Dubrunfaut - © JP Van den waeyenberg
"Ode à l’Amour"
Peinture monumentale "Ode à l’Amour"

Edmond Dubrunfaut et Irène Philips peignirent ensemble une première exquisse.

Ensemble, ils avaient projeté de réaliser l’œuvre durant l’été 2007. Mais Edmond Dubrunfaut est décédé le 13 juillet 2007. Irène Philips a décidé de continuer seule, de donner vie à cette œuvre, en hommage.

Irène Philips dans l'atelier Dubrunfaut

"Ode à l’Amour" 107 x 300 cm

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